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71-La vénération

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1 71-La vénération le Jeu 27 Sep - 8:33

71-La vénération


De nos jours encore, des tas de gens vénèrent certaines personnes ou certaines divinités. Notamment donc leurs idoles, les enfants et Dieu.
Mais est-ce d'aimer de manière saine que de vénérer quelqu'un ou quelque chose ou qui ou quoi ce soit?
Tout d'abord, qu'est-ce que la vénération?
C'est aimer, sans condition.


I-La vénération de Dieu

Quand un religieux vénère Dieu donc, ça veut dire qu'il aime Dieu, quelles que soient les actions de ce dernier.
Dieu pourrait lui enlever sa femme et ses enfants, le rendre gravement malade, brûler sa maison, le religieux qui vénère Dieu continuera de l'aimer malgré toutes les souffrances qu'il le lui aura fait endurer.

Certains religieux ont tendance à attribuer leurs souffrances et leurs malheurs à des épreuves infligées par Dieu pour tester leur foi, les endurcir, les faire souffrir afin de mériter leur place au paradis. Bref, celui qui vénère Dieu a tendance, comme beaucoup de religieux fanatiques, à réfléchir le moins possible et à se maintenir dans l'ignorance en s'inventant des réponses simplistes pour mieux accepter certaines choses et ainsi mieux se résigner à vivre dans le malheur en se consolant que cela leur ouvrira les portes du paradis après leur mort et leur permettra de gagner l'estime de Dieu.

Mais est-ce de l'amour que de faire souffrir quelqu'un inutilement? De lui ôter toutes raisons de vivre? De lui infliger mille tourments et le faire sombrer dans le désespoir? Ça, c'est plutôt du sadisme, voire de la cruauté.

On rappelle en effet que lorsque nous aimons quelqu'un, on le respecte. Si vous tenez compte des envies de votre chat, si vous voulez lui faire un câlin, mais vous ne le lui imposez pas car il n'en a pas envie à ce moment-là, donc vous le respectez, lui en tant qu'être vivant ayant une volonté, des envies et des refus. Si en revanche, vous lui courez après, le harcelez, l'attrapez de force pour le prendre de vos bras, vous tenez à votre chat, oui. Mais vous l'aimez comme on aime une peluche et non comme un être vivant qui a des besoins et des envies dont vous faites abstraction.

On rappelle aussi que ce n'est pas parce que Dieu nous aurait créés qu'il a tous les droits sur nous. Quels genres de parents serions-nous, si nous laissions nos enfants dans le froid, si on ne leur donnait pas à manger, si on les battait, en prétextant vouloir les endurcir et les mettre à l'épreuve? Serions-nous des parents dignes de confiance? Un Dieu qui nous fait souffrir de la sorte sous les mêmes prétextes est-il vraiment digne de notre confiance et d'être vénéré?

Et si nous abusions de nos enfants sexuellement en affirmant qu'ils se doivent de l'accepter pour gagner notre amour et pour qu'on continue de les nourrir et les loger par exemple? Ne serait-ce pas là un chantage pervers et odieux?
Y a-t-il une si grande différence entre un père qui dit à son enfant "soit tu acceptes que je te viole, soit je te renie et je te tape dessus" Et un dieu qui dit "soit tu acceptes les souffrances que je t'inflige, soit je te bannis du paradis et te balance dans les flammes de l'enfer pour l'éternité"?


II-La victimolâtrie

La victimolâtrie, n'est pas vraiment une idolâtrie envers les victimes de maltraitances, mais surtout une forme de condescendance excessive envers ces dernières en disant amen à tout ce qu'elles disent, insinuent, avancent, croient et veulent faire croire, en abondant sans cesse dans leur sens.

Or, le fait d'être victime ne donne pas tous les droits et ne veut pas dire qu'on sait tout sur les victimes et les agresseurs.
On ne peut pas, sous le prétexte d'être une victime, s'autoproclamer porte-parole et représentant de toutes les victimes du monde et prétendre savoir ce qu'elles veulent toutes et ce qu'elles ressentent toutes.

Un sage n'acceptera sûrement pas qu'une victime fasse de la discrimination, en assimilant par exemple tous les noirs à des violeurs, sous prétexte que le violeur de la victime qui s'exprime, avait la peau noire.

Le problème étant que ceux qui font de la victimolâterie et une grande partie des victimes elles-mêmes, partent du principe que l'on n'a pas le droit de les contredire. Que ces dernières étant fragiles psychologiquement se doivent d'être crues, quoi qu'elles disent. Or il y a une grande différence entre écouter et croire quelqu'un et lui dire bêtement oui à tout. On peut écouter les arguments d'une personne, en tenir compte et y réfléchir, sans pour autant être d'accord avec elle sur tous les points.

D'ailleurs, une personne qui dit oui à tout ce que dit son interlocuteur, ne l'écoute pas pour de vrai, si elle ne fait que lui dire "Oui... Vous avez raison... Bien sûr... " comme un dictaphone, un simple objet qui ne fait que répéter les mots qu'on lui fait enregistrer.

Le sage sait qu'il est important qu'une victime à qui on a profondément manqué de respect en l'insultant, la discriminant, la volant, la battant, la violant etc... soit entendue, crue et aidée. Et que le ou les coupables soient punis pour avoir perturbé l'harmonie entre les êtres.

Mais pour le bien de tous et de la victime elle-même, cette dernière ne doit pas non plus sombrer dans la folie, la discrimination, la paranoïa et partir du principe qu'elle a tous les droits sur les autres et de mettre en péril l'harmonie entre les êtres. Cela est expliqué en détail dans le chapitre consacré au manque de recul de certaines victimes que je vous invite à lire.


III-L'idolâtrie

Beaucoup de gens ont une idole, idolâtrent et vénèrent leur acteur, leur chanteur, leur politicien préféré.

La vénération étant on le rappelle, le fait d'aimer sans condition, tant que le chanteur continue de chanter, tant que le sportif continue d'exceller dans son sport, tant que le politicien maintient son positionnement politique, leurs adorateurs continueront de les vénérer. Même si leurs idoles se montrent odieuses. Certains mêmes adulent leurs idoles pour ce qu'ils étaient et non ce qu'ils sont au temps présent. Un sportif qui a réussi un exploit dans sa carrière tel un footballeur ayant marqué un but qui a donné la victoire à une finale de coupe du monde. Beaucoup d'adorateurs de l'équipe de France de football idolâtrent Lilian Thuram parce qu'il a marqué les deux buts ayant permis à la France d'aller en finale de la coupe du monde en 1998 et d'autres adulent Emmanuel Petit parce qu'il a marqué le troisième but en finale de cette même coupe.  

Le problème étant encore une fois que dans la vénération, on vénère notre idole et on l'aime quels que soient ses actes, du moment qu'il nous ait éblouis en tant que sportif, ému en tant que musicien ou qu'il ait tenu un discours ratifiant notre point de vue en tant que politicien. Alors qu'en dehors des projecteurs, ce sont  peut-être des sales types. Mais quand on idolâtre quelqu'un, que ce soit un artiste ou un politicien, ce dernier peut faire n'importe quoi, ses fans, ses groupies qui le vénèrent continueront de l'aimer quand même et à être aveuglés par leur admiration en imputant à leurs idoles toutes les qualités humaines possibles et en partant presque du principe que leur idole n'a aucun défaut ou a toujours une excuse valable à ses dérapages voire à ses méfaits.

Un politicien peut commettre des escroqueries, abuser de la confiance des autres, prôner des choses abjectes, mettre en danger l'équilibre entre les nations et l'écosystème, être impliqué honteusement dans des affaires de proxénétisme, de détournement, voire de harcèlements sexuels, ses fans qui le vénèrent n'en auront cure et persisteront à voter pour lui. Tant que le politicien continue à représenter son parti.

La plupart des adorateurs semblent totalement aveuglés par leur fascination envers leurs idoles au point de plus les voir comme des dieux vivants qu'ils suivraient jusqu'au bout que comme des humains qui ont certainement un grand talent, mais qui restent des humains malgré tout et qui en tant que tels, sont capables du meilleur comme du pire. Mais ceux qui vont jusqu'à vénérer leurs idoles ne voient que le meilleur de ce qu'ils peuvent faire et ferment les yeux sur ce qu'ils ont pu faire de pire.

Justin Bieber sait chanter, mais il se drogue, conduit en état d'ivresse, commet des actes de vandalisme et j'en passe... Alors certes, il a travaillé dur pour avoir le succès qu'il a et pour cela on peut lui reconnaître un certain mérite qui suscite une certaine admiration, mais mérite-t-il d'être vénéré par des millions de groupies à travers le monde, alors qu'hormis ses talents de chanteur, il leur donne le pire exemple possible?

De nos jours, nous avons tendance aussi à vénérer les enfants et les aimer sans condition, tout leur pardonner, limite tout tolérer sous prétexte que ce sont des enfants tout innocents. Dans le dossier consacré aux enfants tyranniques poussant d'autres enfants au suicide, il est clairement expliqué que les enfants se doivent de comprendre que leurs actes et leurs paroles ont des conséquences qui peuvent être graves et il faut qu'ils en soient conscients afin qu'ils apprennent à mesurer l'impact qu'ils peuvent avoir et non que l'on parte du principe qu'en tant qu'enfant, ils ne sont jamais responsables de rien.

Le problème donc de l'idolâtrie, c'est que l'idole peut faire n'importe quoi, ses adorateurs (ceux qui le vénèrent) continueront de le soutenir bêtement en minimisant ou en feignant d'ignorer le mal qu'ils ont fait ainsi que les conséquences de leurs mauvais agissements qu'ils n'assument parfois même pas.

Donald Trump qui par exemple refuse de se conformer à tout accord écologique pour préserver la planète et qui choisit de ne pas assumer les conséquences désastreuses que cela risque d'engendrer, en prétendant que les dérèglements et réchauffement climatiques n'existent pas. Le monde, et les États-Unis n'y font pas exception, a beau être frappé par les cyclones, les tornades et les inondations... À l'heure où j'écris ces lignes les États-Unis viennent de subir un cyclone dévastateur et pourtant jamais Donald Trump et ses adorateurs ne reconnaîtront qu'ils feraient peut-être mieux de revoir leurs opinions et de revenir sur certaines de leurs décisions afin de réduire les risques climatiques de plus en plus importants et faisant de plus en plus de victimes.

Ce qui me permet d'évoquer un autre problème dans l'idolâtrie, le maintien dans l'ignorance et l'absence de remise en question. De nombreuses idoles profitent et abusent de leur statut pour flatter leur ego et se voir comme étant supérieurs aux autres. Et surtout, ils profitent de leurs adorateurs pour se conforter dans leurs positions et ne jamais se remettre en question. Pourquoi le feraient-ils, puisque de toute façon, leurs adorateurs sont là pour les soutenir quoi qu'il arrive et quoi qu'ils fassent. Alors à quoi bon adopter un comportement plus respectueux et éventuellement reconnaître ses torts quand on sait que cela impliquerait des efforts de notre part et  que nos fans seront là pour nous, qu'on fasse des efforts ou qu'on n'en fasse pas?

C'est comme ces femmes qui restent avec des maris abusifs, dominants et violents. Pourquoi un mari abusif irait faire des efforts pour sa femme en adoptant un comportement plus respectueux, sachant que cette dernière continuera bêtement à le suivre et à l'aimer, malgré sa brutalité et sa méchanceté? Le mari en voyant l'emprise qu'il a sur sa femme, se sentira supérieur et cela peut renforcer son sentiment d'avoir les mains libres et de pouvoir faire ce qui lui plaît sans tenir compte des conséquences que ses actes auront sur les autres, notamment sur sa femme qu'il possède et traite comme un objet.

Tout comme Donald Trump, qui malgré ses propos déplacés, son comportement odieux, les scandales et même les graves accusations qui pèsent sur lui, continuent d'être vénéré par 30 voire 40% des Américains. Pourquoi se remettrait-il en question et changerait son attitude, sachant que ses millions de fans sont là pour lui rappeler qu'ils l'aiment, le soutiennent et se moquent du mal qu'il ait pu faire et qu'il continue de faire?

Il est évoqué dans le dossier sur les renforcements positifs et négatifs, que les renforcements en question permettent à un individu, surtout les enfants, de changer d'attitude. Quand ses parents manifestent leur désapprobation et sanctionnent le mauvais comportement d'un enfant, ce dernier va alors modifier son comportement, puisqu'il sait qui s'il persiste dans son premier comportement, il sera grondé et sanctionné davantage. Le renforcement négatif vis-à-vis de son attitude, va donc le pousser à changer afin au contraire que ses parents renforcent positivement son nouveau comportement  par des approbations voire des récompenses.

Mais si une idole qui se comporte mal continue d'être aimé, soutenue voire approuvée par ses fans, comment va-t-il réagir? Le fait d'être aimé et soutenu, agira comme un renforcement positif et va le pousser à continuer à mal se conduire!


IV-La vénération excessive* des enfants

*C'est plus ou moins un pléonasme, car la vénération, c'est aimer sans limite et sans condition, c'est qui est déjà un excès. Mais passons...

"Les enfants sont sacrés!"
"Les enfants ne sont responsables de rien!"
"Ce ne sont que des enfants innocents..."
Voilà le genre de réplique que l'on entend souvent de nos jours.
L'enfant est souvent idéalisé, comme étant tout mignon, tout innocent, irresponsable, naïf et affectueux. Mais derrière ces beaux petits masques, certains bambins tirent profit de leur apparence et des rôles qu'on leur fait jouer et surtout la façon dont on les voit.
Bien-sûr les enfants sont faibles, à première vue sans défense et n'ont pas l'intelligence et les connaissances d'un adulte. Nous les voyons donc souvent comme des êtres sans défenses que l'on doit protéger à tout prix et qui ne peuvent qu'être que des victimes innocentes facilement manipulables et influençables. Mais à trop insister sur leur innocence, sur leurs faiblesses apparentes, ne leur donne-t-on pas l'occasion d'en tirer profit?

Une chose importante, qui est expliquée en détail dans le dossier éponyme, c'est que les enfants sont naturellement égocentriques!

Un enfant se découvre lui-même avant de découvrir les autres et il n'intègre les notions de respect d'autrui qu'au fur et à mesure de sa maturation et encore, faut-il qu'on lui donne le bon exemple.

Une série fantastique que j'aime bien personnellement, la série "Highlander", mettant en scène des guerriers immortels qui ne vieillissent pas. Ils ne peuvent mourir que par décapitation et donc se combattent les uns et les autres à l'épée. Un jour les deux héros de la série, les immortels Duncan âgé de 400 ans et le jeune Richie récemment devenu immortel, découvrent Kenny, un enfant devenu immortel à l'âge de dix ans. Kenny est petit, faible et donc une proie facile pour les autres immortels. Duncan et Richie décident de le protéger contre un autre immortel qui en a après lui. Mais ils finissent par découvrir que Kenny utilise son visage angélique d'enfant faible et innocent pour attendrir les autres immortels et pouvoir mieux les décapiter par-derrière.

Certes, c'est un exemple extrême et irréel. Mais un enfant étant petit et faible sera forcément tenté d'utiliser les moyens qu'il a à sa disposition pour arriver à ses fins. C'est-à-dire sa frimousse de chérubin et l'innocence que la société aura tendance à lui attribuer pour lui faire grâce de toutes responsabilités dans son comportement et ses actes avec l'excuse que l'on entend sans cesse, "voyons ce n'est qu'un enfant..."

La mignonnerie, associée à la petite taille, la faiblesse physique, la naïveté et la candeur qui caractérisent les enfants ont souvent tendance à attendrir et à sous-entendre qu'un enfant est inoffensif mais à trop mettre ces faits en avant, les enfants savent en tirer profit.

Un enfant doit aussi comprendre que le monde n'a pas à tout leur céder sous prétexte que ce sont des enfants. Que l'on n'a pas à tout leur sacrifier.

En effet plus le temps passe, plus on encourage la natalité, plus on verse des allocations aux familles faisant de plus en plus d'enfants. On met en place des activités extra-scolaires presque gratuites, on multiplie et on fait appel à des éducateurs spécialisés pour des adolescents qui sombrent dans la délinquance.

Les enfants sont de plus en plus insolents, vulgaires et insultants. Les lois vis-à-vis des sanctions sont de plus en plus restrictives, liant les mains des parents et du personnel enseignant qui se retrouvent à devoir supporter les provocations et les  violences morales voire physiques des enfants sans pouvoir rien y faire, tant les sanctions autorisées qui leur reste sont souvent peu dissuasives, sous prétexte encore une fois que ce ne sont que des enfants.

Sans compter les parents qui se permettent d'intervenir et d'interdire aux enseignants de punir leurs enfants et qui ont souvent gain de cause, autorisant et encourageant ainsi leurs progénitures  à persévérer dans leur comportement irrespectueux et leur laissant penser qu'ils ont tous les droits.
Alors que les parents ne devraient pas avoir leur mot à dire sur les sanctions administrées par le personnel enseignant pour des actes commis dans l'enceinte de l'école dont la responsabilité revient au personnel scolaire et non aux parents. À moins bien sûr que leurs enfants soient maltraités moralement, voire physiquement, les parents devraient comprendre qu'ils n'ont pas à contourner voire ignorer les règles de conduite à l'école, que ces règles sont valables pour tous les enfants et que donc leurs enfants, comme les autres, doivent les respecter et donc être sanctionnés en cas d'infraction.


Il a été évoqué dans un autre dossier concernant l'éducation des enfants, que l'école, c'est comme un terrain de football. Il y a des règles pour jouer et en cas d'infractions, l'arbitre pénalise, voire exclut les joueurs trop irrespectueux et trop dangereux pour les autres joueurs. Les enseignants, surveillants et autres adultes responsables des enfants à l'école, sont comme des arbitres. Ils sont là pour sanctionner les enfants qui ne respectent pas les règles. Les parents ne peuvent pas ou plutôt ne devraient pas (car c'est malheureusement ce qui arrive de plus en plus), intervenir et contester les règles et demander à ce qu'on les change ou qu'on les ignore pour leurs enfants. Tout comme un entraineur n'a pas à exiger de l'arbitre de football que l'on change les règles pour un de ses joueurs et demander que ce dernier ait le droit de prendre le ballon avec ses mains par exemple. Si chacun décidait d'appliquer ses propres règles et d'ignorer les consignes de l'arbitre, garant du respect des règles établies, on ne pourrait plus jouer au foot. Tout comme on ne pourrait plus vivre en collectivité, si chacun décidait de ses propres règles et d'ignorer les lois ou si les enfants décidaient (avec le soutien de leurs parents par-dessus le marché) d'ignorer les règles de vie en collectivité établies dans l'enceinte d'un établissement scolaire et que leurs parents sont censés avoir lues et signées.

C'est le genre de constat que la majorité des gens préfèrent ignorer ou minimiser. Parce qu'ils vénèrent les enfants et les idéalisent
en partant du principe qu'un enfant est innocent et fragile et que donc la moindre sanction pourrait le traumatiser.

Il y a des parents refusent l'idée que l'un de leurs enfants puisse être turbulent à l'école, voire dangereux pour les autres enfants, alors qu'il est sage comme une image à la maison. Peut-être qu'il est trop sage à la maison justement et qu'il réfrène ses colères et ses frustrations qu'il laisse exploser quand il n'est pas avec ses parents. Sans compter que si ces derniers le surprotègent et le survalorisent en considérant le personnel scolaire comme des menteurs qui feraient de leur enfant un pauvre martyre alors que c'est lui qui martyrise les autres enfants, le petit démon qui passe pour un ange aux yeux de ses parents, verra que ses parents sont dupes et le soutiendront quel que soit son comportement à l'école. Ce qui va, encore une fois, l'encourager à poursuivre son petit jeu double.

Certains parents ne supportent pas aussi l'idée que le personnel scolaire se donnent certains droits sur leurs enfants, tels que le droit de le sanctionner. Certains parents y voient une offense, car ils considèrent que eux seuls ont le droit de décider de sanctionner leur enfant ou pas.
Ou ils se sentent offensés car une sanction vis-à-vis du mauvais comportement de leurs enfants, peut être perçue comme un affront à la qualité de  leur éducation. Certains parents refusent la possibilité que leur enfant puisse mal se comporter alors ils rejettent la faute sur le personnel scolaire en déclarant que ce sont eux qui se comportent mal et que le problème vient d'eux et non de leur enfant.

Ou alors encore, certains voient une offense aux sanctions infligées à leurs enfants, car ils s'identifient à leurs enfants, qui sont une part d'eux-mêmes. Certains parents se voient eux-mêmes à travers leurs enfants.
Un enfant est en effet le clone de ses parents. Il possède la moitié des gènes de son père et la moitié des gènes de sa mère.
Certains considèrent alors qu'en sanctionnant leurs enfants, c'est aussi eux qu'on sanctionne. Donc ils partent du principe que des enseignants ne peuvent pas les sanctionner, car en tant qu'adultes autonomes, il est hors de question, de leur point de vue, de laisser quiconque les sanctionner, ce qui revient aussi en quelque sorte à les dominer, alors que les sanctions s'adressent à leurs enfants et non aux parents. Même si les parents, en tant qu'éducateurs principaux, peuvent parfois (voire souvent) être mis en cause dans les comportements irrespectueux de leurs enfants.

Bien sûr un parent ne doit pas prendre la prise en charge éducative et financière d'un enfant à la légère et doit comprendre tout ce que cela implique. Il y a encore de nos jours, beaucoup de parents qui font des enfants, qui les aiment et ne les maltraitent pas. Mais sont négligents envers leurs enfants, ne leur accordent que peu d'attention, peu d'affection, les laissent livrés à eux-mêmes, se montrent froids et distants envers eux.

Mais à une période où on négligeait leur éducation. Où on ne mesurait pas l'impact de nos paroles et nos actes envers les enfants. On est passé aujourd'hui à l'extrême inverse, comme cela est expliqué dans le chapitre d'un extrême à l'autre, aujourd'hui, nous faisons tout pour nous éloigner des mauvaises méthodes éducatives basées sur la domination, résultat on fait tout le contraire, au point carrément de nous soumettre parfois aux enfants, de tout laisser couler (les insultes, l'insolence, les provocations, la violence, la domination). Et cette tendance à vénérer les enfants, quoi qu'ils fassent, sous-entend que ces derniers peuvent faire tout et n'importe quoi, on ne fera que les sanctionner souvent légèrement et de manière peu marquante et peu dissuasive. Et surtout cette idolâtrie des enfants est ressentie par ces derniers, qui pervers et égocentriques comme ils le sont (ce n'est pas péjoratif, c'est la vérité comme expliqué précédemment), ne manqueront pas d'en tirer profit et de manipuler les adultes qui les vénèrent.

Il est évoqué dans les dossiers "faire des enfants, oui mais...", que les enfants coûtent très cher à leurs parents et la société. Marine Le Pen, politicienne nationaliste, crie haut et fort sa désapprobation envers les immigrants en vociférant contre ceux qui leur donne le droit d'asile :
"mais où allez-vous les mettre, quels emplois allez-vous leur donner, combien d'allocations allons nous devoir encore payer..."
Mais Marine Le Pen et ses adorateurs se sont-ils déjà posé les mêmes questions en ce qui concerne le surplus d'enfants en France! Personne n'ose ne serait-ce évoquer le sujet de la procréation encouragée à l'excès et des conséquences de la surpopulation. Car la société vénère les enfants. Les gens comme Marine le Pen (et elle est loin d'être la seule), préfèrent donc rejeter toutes les responsabilités sur les immigrants et ceux qui encouragent l'immigration, ou du moins ceux qui offrent droit d'asile à des étrangers en France, afin que l'on ne voit pas que le problème est déjà aussi dû à un système Français qui encourage trop la natalité et une vénération excessive des enfants.


Conclusion

Pour conclure ces dossiers sur la vénération, le sage rappellera que l'on ne peut déjà par aimer tout le monde et ne haïr personne, car chaque amour est unique, étant donné que chaque être est unique et que nous aimons quelqu'un suivant le point de vue que l'on a de ce quelqu'un. Mais vénérer quelqu'un, l'aimer sans condition, c'est l'idéaliser, voire le considérer comme parfait même parfois comme un Dieu (quand la vénération ne s'adresse pas à Dieu). Or personne n'est parfait et ne devrait être sinon aimé, du moins encouragé, suivi et soutenu quoi qu'il fasse.

La plupart des parents qui ont un fort instinct parental, aiment leurs enfants quoi qu'ils fassent, même s'ils deviennent des êtres abjects. Mais un parent peut aimer son enfant, aussi odieux qu'il soit, mais sans pour autant soutenir le mal qu'il fait.
Car cela l'encouragerait à continuer à mal se comporter au lieu d'agir de manière respectable de façon à se montrer digne du respect, du soutien et de l'amour de son entourage.

Vénérer quelqu'un, qui qu'il soit et surtout quoi qu'il fasse, c'est réagir aveuglément, car cela consiste à  continuer de l'aimer et le soutenir quelle que soit son attitude. Ce qui prive l'être humain de sa réflexion, qui laissera parfois son idole lui dire ce qu'il doit penser au lieu de penser par lui-même.

Certains adorateurs ne cherchent même pas à comprendre pourquoi ceux qu'ils vénèrent se comportent mal. Ils considèrent que c'est un droit naturel de leur idole d'avoir plus de droits et d'être traité supérieurement du fait de sa grandeur, de sa force, de son talent etc...

Ce qui revient à briser l'harmonie entre les êtres, puisque la vénération est donc un rapport dominant/dominé, donc un rapport irrespectueux entre ceux qui adulent et se soumettent à leurs idoles et ces derniers quand ils tirent profit de cette soumission pour s'octroyer certains privilèges, notamment de manquer de respect aux autres et de profiter de leurs positions pour se donner plus de liberté en empiétant sur celles des autres et en leur manquant de respect.

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