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58-Le point de vue [Partie 5/12] - Les traumatismes

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Alors attention, dans ce dossier, on parlera surtout de traumatisme psychologique et non de traumatisme physique, qui se résument aux blessures.

Un traumatisme psychologique est un évènement marquant dont on se souvient généralement ou que l'on a oublié, mais qui reste tout de même ancré en nous dans les cas les plus graves et qui ressurgissent sous certaines formes et dans certaines circonstances, notamment les circonstances rappelant l'expérience traumatisante, pour préserver la victime du danger de revivre l'évènement qui l'a fait souffrir ou qui l'a profondément effrayée.
Nous pouvons distinguer plusieurs types de traumatismes. Notamment les traumatismes légers et les traumatismes graves et violents. Nous allons étayer cela en évoquant les différents traumatismes des plus bénins aux plus graves.


I-Les traumatismes légers


Les traumatismes légers sont des évènements par lesquels nous passons généralement tous dans notre vie. On peut les considérer comme des épreuves de la vie et comme des façons pour les enfants d'apprendre certaines leçons de la vie et du monde.
Comme quoi par exemple que le monde n'est pas toujours juste.
Que la vie ne nous récompense pas toujours selon nos mérites.
Que certains amis peuvent parfois nous trahir
Que les parents peuvent parfois faire des erreurs.

Ce sont des évènements difficiles qui ont un impact certain sur notre point de vue, mais qui n'ont pas des conséquences graves à long terme.
Ce sont des traumatismes par lesquels on se doit de passer et qu'il est important de surmonter pour apprendre à persévérer, à compatir, à relativiser.

Un individu qui n'a jamais échoué dans sa vie par exemple, qui a toujours tout réussi facilement, risque de se sentir comme impuissant face aux premières difficultés qu'il rencontrera et auxquelles il n'a jamais appris à faire face dans sa vie. Un tel individu risque de manquer de persévérance, contrairement à celui qui aura surmonté son traumatisme d'avoir échoué plusieurs fois, mais qui a appris à s'en relever, à se remettre en question, à réfléchir à un autre moyen de réussir...

Une mauvaise note à un devoir de classe peut être traumatisante, surtout si l'écolier a travaillé dur pour son devoir. Ecoper d'une mauvaise note, malgré sa bonne volonté et ses efforts peut être traumatisant, dans le sens que ça pourrait le dissuader de réitérer ses efforts pour travailler plus, ou différemment afin de réussir. Si il ne surmonte pas ce genre de traumatisme, il pourrait par la suite développer une tendance à se décourager facilement.
Tel aussi un boxeur qui préfère renoncer à la boxe après avoir perdu, au lieu de chercher à comprendre pourquoi il a perdu. Il a peut-être commis une erreur de stratégie, ou il a relâché sa garde, a été feinté etc... Tout comme l'étudiant devrait essayer de comprendre pourquoi il n'a pas eu la note qu'il espérait à son devoir. Il devrait peut-être réfléchir à une autre méthode de travail, il a peut-être mal compris quelque chose. Ce serait dommage pour lui de ne pas persévérer, car il pourrait tirer des leçons de ses erreurs, au lieu de renoncer, de ne pas chercher à comprendre. En agissant ainsi il risque éventuellement de rester dans l'erreur et les répéter, voire même de les transmettre.


II-Traumatismes légers qui se répètent


Cela dit, un traumatisme léger qui se répète trop souvent peut finir par avoir des conséquences graves et à long terme. Tel que l'étudiant qui enchaine les mauvaises notes, malgré ses efforts répétés et prolongés.
Comme expliqué dans le dossier consacré aux renforcements positifs et négatifs, il s'agit dans le cas présent d'un renforcement négatif qui pousse l'individu à mal réagir. Une mauvaise note, une fois de temps en temps, est surmontable et est un traumatisme léger. Mais si les efforts de l'étudiant sont constamment renforcés négativement malgré le mal qu'il se donne, cela peut évoluer en un traumatisme plus marquant, ou plutôt en plusieurs traumatismes légers qui s'accumulent avec le temps qui le décourageront petit à petit et qui auront alors le même effet qu'un traumatisme plus fort, voir un traumatisme grave qui auront un impact négatif sur l'estime que l'individu aura sur lui, ses capacités, son intelligence…

On peut aussi évoquer le traumatisme léger d'un individu qui a des difficultés à aller vers les autres, parce qu'il a été rejeté de nombreuses fois. Le fait d'être rejeté de temps en temps, cela fait aussi parti des apprentissage de la vie en société, car certains individus sont plus ouverts que d'autres, certains sont plus sectaires, certains sont intolérants, d'autres peu dignes d'intérêt et peu fréquentables et non recommandables. Mais un individu qui a passé son temps à être considéré comme un paria, qui a sans cesse été rejeté, finira par être découragé, voir rebuté à l'idée d'approcher les autres.
Tout comme l'étudiant qui a des mauvaises notes, quand ça arrive une fois de temps en temps, c'est surmontable, mais quand on individu a été déçu par les gens et la société qui l'ont déçu de nombreuses fois, surtout si l'individu ne mérite en rien d'être rejeté, cela ne fera que le dissuader d'approcher le gens, afin de ne plus prendre le risque d'être déçu et de souffrir à nouveau.

L'accumulation des traumatismes légers peuvent alors avoir de graves répercussions sur la vie de l'individu et de sa façon d'agir en société. Car dans le cas de l'individu marginalisé par la société, il aura développer un point de vue très négatif des gens, qui l'obligera à garder ses distances, voire de se montrer hostiles envers eux, afin de se préserver du danger qu'ils représentent toujours selon son point de vue qui a été forgés par des  expériences négatives à leurs contacts.


III-Les traumatismes choquant et de peur


Une chute de vélo peut aussi être traumatisante, en raison de la frayeur et de la douleur occasionnées, mais l'individu se doit de surmonter ce genre de traumatisme et de remonter en selle plutôt que de renoncer à faire du vélo et prendre l'habitude d'abandonner tout projet, tout apprentissage ou toute activité à la moindre frayeur ou au moindre bobo.

Si ce n'est que l'impact du traumatisme varie aussi suivant les conséquences de ce qui est arrivé. Si un enfant fait une chute de vélo et se casse le bras, au point d'en hurler de douleur et d'être immobilisé plusieurs semaines, il y a fort à parier que le traumatisme sera plus difficile à surmonter que si il s'était simplement écorché le genou. Car le souvenir n'en sera que plus fort en raison de la douleur et de la période où l'enfant sera diminué physiquement et handicapé au quotidien.

Tout cela fait que le traumatisme aura partiellement pour effet de le dissuader de remonter sur un vélo afin que tous ces désagréments ne se reproduisent pas et qu'il n'ait pas à souffrir et à redevenir temporairement handicapé. Cette évènement peut donc influencer sur le point de l'individu, à travers cette mauvaise expérience qui l'aura marqué et sur laquelle il va se construire et qui aura des conséquences sur son future, telle une peur des vélos ou des chutes ou de l'eau après avoir frôlé la noyade... Si l'individu ne surmonte pas son traumatisme, cela peut avoir des conséquences sur son quotidien. Tel un refus d'utiliser un vélo, de monter sur une échelle, d'aller à la piscine, d'apprendre à nager... Ce genre de traumatisme a pour but d'être marquant afin de nous éloigner de ce qui représente un danger à nos yeux.


IV-Les traumatismes violents


Les traumatismes violents atteignent la psyché de l'individu et l'empêchent de se développer harmonieusement.
Le traumatisme violent modifie le point de vue de la victime, car d'une part il est profondément marquant et difficilement surmontable.
Il a souvent pour conséquence de priver la victime d'une partie de sa vie, car cette dernière va tout faire pour éviter le danger et tout ce qui évoque l'évènement traumatisant, mais souvent au point de réagir de manière disproportionnée.

D'autre part, l'évènement traumatisant va aussi perturber le développement affectif, social et parfois sexuel de la victime.
Ce qui va dévier la construction de son point de vue pour aboutir à des comportement dysfonctionnels qui vont l'empêcher de vivre de manière épanouissante et en harmonie non seulement avec les autres, mais aussi avec elle-même.


Dans le cas d'un viol, la victime voit son point de vue sur la sexualité perturbé, car ce qui est censé lui apporté du plaisir et la satisfaire sexuellement, devient alors à ses yeux une chose déplaisante, répugnante et parfois douloureuse. Ce qui a pour conséquence de priver la victime de son épanouissement sexuel et éventuellement aussi de son épanouissement sentimental car sa gène, voire son dégoût vis à vis de toutes formes de sexualité risquent d'entrainer des complications dans ses rapports amoureux.

Tout cela modifie aussi le point de vue de la victime sur son avenir, qu'elle ne verra également plus de la même façon et dont elle aura certainement un point de vue pessimiste. Elle-même verra ses prochaines relations amoureuses comme étant compliquées, en raison de son traumatisme qui l'empêchera éventuellement de s'épanouir sexuellement, ou du fait qu'elle aura éventuellement du mal à refaire confiance à un homme et donc à se marier ou à fonder une famille.

Cette expérience peut en effet modifier le point de vue de la victime, vis à vis des hommes, de la sexualité et qui fait qu'on devient méfiant, réfractaire au plaisir ou rapport sexuel. Faire l'amour pourra devenir aux yeux de la victime quelque chose de répugnant, dégoutant et douloureux dans le cas d'un viol douloureux physiquement, voir qui a laissé des séquelles physiques. Et surtout faire l'amour lui rappellera son expérience sexuelle traumatisante, ce qui aura pour effet de bloquer ou inhiber ses envies et éventuellement d'empêcher la victime de se satisfaire sexuellement avec une personne en qui elle pourrait en avoir envie et pour laquelle elle a une attraction sexuelle et sentimentale.

Le renforcement négatif exercé sur la victime vis à vis des rapports sexuels fera qu'elle assimilera l'accouplement à son expérience traumatisante, ce qui peut bloquer le plaisir sexuel et le remplacer par un sentiment de malaise qui privera la victime de son épanouissement sexuel.



V-La paranoïa


Certaines victimes peuvent parfois devenir paranoïaques, notamment celles qui ont été abusées ou agressées plusieurs fois et par plusieurs personnes. Elles peuvent alors se sentir menacées en permanence et penser qu'elles vont se faire attaquer de nouveau, puisque cela s'est déjà produit plusieurs fois. Elles vont donc éventuellement se préparer à cette éventualité en pratiquant des sports de combat par exemple alors qu'elles n'aiment peut-être pas ce genre de sport, qu'elles pratiqueront plus par contrainte et pour se sentir plus en sécurité que par plaisir .
Cette paranoïa peut parfois obséder la victime et compliquer sa vie ainsi que ses rapports avec autrui etc... Une telle victime pourrait repousser certaines personnes ou s'en méfier exagérément et donc avoir des difficultés à s'intégrer au sein de la société.

Comme expliquer dans le dossier sur les besoins. Les besoins de la victime seront très certainement modifiés et même perturbés par l'expérience traumatisante qui la pousse désormais à sentir un besoin de sécurité plus intense, puisqu'elle se sentira menacée. Elle éprouvera le besoin éventuel de se sentir forte afin de ne plus se voir comme une personne faible qui pourrait être la cible d'éventuelles prochaines agressions. Afin de se dire que la prochaine fois, elle saura faire face à ses agresseurs et que l'acte traumatisant ne se reproduira pas.

Un épisode des Simpsons évoquant légèrement ce sujet, c'est celui où Marge se fait braquer et voler son sac à main dans un coin de rue. Traumatisée, elle se confine dans le sous-sol de sa maison, n'osant plus sortir de chez elle, de crainte d'être agressée de nouveau. Isolée dans le sous-sol, elle remarque alors des haltères qui trainent et se met alors à la musculation et devient haltérophile. De plus en plus musclée et de plus en plus forte, elle reprend confiance en elle et un beau jour, elle sortit courir dans la rue en s'extasiant de ne plus avoir peur. C'est en partie dû au fait que son point de vue a changé. Elle ne se sent plus comme une faible femme pouvant redevenir la victime potentielle d'un agresseur, mais comme une personne forte, capable de faire face à ce genre de situation. Et d'ailleurs elle tombe nez à nez avec son agresseur! Et... au lieu de fuir comme le voleur s'y attendait, elle lui met la raclée de sa vie, ponctuant ses coups d'un mémorable jeu de mot "vous voila maintenant marginalisé!"

Tout comme Marge, il y a en effet des victimes qui en arrivent à ne plus pouvoir sortir de chez elles, par peur du monde extérieur. Puisque de leur point de vue, ce monde est peuplé d'individus dangereux qui pourraient lui vouloir du mal. Il faut dire que retourner sur les lieus où l'évènement traumatisant a eu lieu, c'est en quelque sorte nous exposer à nous en souvenir et à revivre l'expérience traumatisante une nouvelle fois.

Certaines victimes pour se sentir en sécurité, gardent une arme sur elles, un couteau voire parfois une arme à feu.


VI-Lorsque la victime généralise


Lorsqu'une victime est agressée par un groupe de loubards représentants tous une minorité ethnique, tels que des noirs ou des arabes, cette dernière peut alors assimiler, à tord évidemment, que tous les noirs ou les arabes sont dangereux et voir en eux de potentiels agresseurs.

Parfois, la victime réalise qu'il ne faut pas généraliser et mettre sur le dos de tous les noirs les crimes que certains individus, uniquement parce que ces derniers étaient noirs. Mais le simple fait de voir un noir pourrait faire ressurgir l'évènement traumatisant de la victime. Tout comme la victime qui retourne sur les lieus où s'est produit l'évènement traumatisant. Une victime qui se retrouve face ou à proximité d'individus qui lui rappellent ceux qui l'ont agressée, est en quelque sorte une façon de lui faire revivre son agression.  

Ce qui peut entrainer donc chez certaines victimes une réaction de peur exacerbée envers les noirs pour s'éloigner du danger, même principe que celui qui fait une chute de vélo et qui se préserve en refusant de remonter en selle. La victime voit son point de vue modifié en raison du traumatisme qu'elle a subit.
-Certaines gardent les pieds sur terre en comprenant qu'elle ne doit pas avoir peur de tous les noirs.
-Certaines autres développent une peur envers ceux qui leur rappellent leurs agresseurs, mais s'efforcent de ne pas généraliser.
-Tandis que d'autres se laissent aller à la xénophobie, la peur et la haine.

Elles éprouvent le besoin de se préserver du danger que représentent les gens qu'elles assimilent à leurs bourreaux en discriminant ces derniers, en exigeant qu'on les bannisse, les rejette, les enferme etc...

Certaines de ces victimes étaient sans doute déjà quelque peu racistes à la base. Certaines par peur et leur agression menée par des individus pour lesquels elles éprouvaient déjà une certaine crainte et pour lesquels elles avaient déjà des préjugés, n'a fait que nourrir leurs peurs et leur hostilité envers les gens dont elles se méfiaient.
Certaines autres étaient déjà racistes ou avaient déjà un fond racistes plus ou moins dissimulés pour d'autres raisons et leur agression leur sert de prétexte pour laisser éclater leurs désirs de dire et faire du mal aux gens différents pour lesquels, elles éprouvaient déjà avant l'expérience traumatisante une certaine aversion.

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