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57-Le point de vue [Partie 4/12] - Nos modèles et nos exemples

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Notre entourage exerce sur nous des influences.
Surtout durant notre enfance, nous avons tendance à prendre exemple sur nos parents, nos éducateurs, nos héros et grandir sur les bases des modèles de notre enfance.

Même si à l'adolescence, nous avons tendance à nous affirmer en nous opposant à nos parents, au système scolaire et même à la société en générale qu'on aimerait remodeler à notre façon. Il reste quand même une base de la pyramide de notre point de vue. En effet, notre point de vue se construit et se solidifie au fur et à mesure de notre maturation et de nos expériences qui nous permettent de grandir et de devenir de plus en plus adulte.
Le point de vue représente aussi du coup la connaissance de nous même et de notre entourage et chaque fois que nous construisons la pyramide de notre point de vue, cette pyramide se construit à partir des bases qui sont déjà en nous et qui ont été façonnées suivant ce que nos parents, nos éducateurs, nos premières expériences nous ont fait ressentir et nous ont transmis. Les bases constituées de nos premiers ressentis et premières expériences restent ancrées en nous, car elles nous servent de références étant données qu'elles sont les plus marquantes en raison du fait qu'elles nous fournissent nos premières impressions sur le monde, la famille, la société et bien d'autres encore.



I-Les influences de notre enfance


Les exemples que nous avons eu sous les yeux et les expériences que nous avons vécues, notamment pendant une longue période et à de nombreuses reprises, peuvent par la suite nous pousser à développer des réflexes conditionnés ou être normalisés.

Le point de vue que nous développons sur les rapports parents enfants sont basés avant tout sur notre propre vécu. Même si nous avons vu d'autres exemples que notre propre enfance, cette dernière a été vécue à travers nos propres yeux à nous, contrairement à l'exemple d'un enfant lambda, que nous ne sommes pas. Notre enfance s'étale par ailleurs sur plusieurs années à travers lesquelles nous apprenons à nous connaître et découvrons la vie, la société, la vie en famille, en communauté ou en collectivité etc... L'enfance que nous avons vécu deviendra donc forcément notre référence première.
Même si nous sommes conscient que l'exemple que nous avons eu sous les yeux et par l'intermédiaire duquel nous avons grandi et évolué, n'était éventuellement pas le bon. Il est bien plus difficile pour un individu ayant grandi sous de mauvaises influences durant des années, de mettre ces influences de côté, pour prendre exemple sur un meilleur modèle d'éducation que l'individu n'a pas connu ni vécu.

Certains enfants battus par exemple, par la force de persuasion de leurs parents et de l'exemple qu'ils leur donnent, peuvent finir par trouver normal que l'on frappe ses enfants, car ils auront pris exemple sur leurs parents, leurs éducateurs primaires et auront intégré cette manière de faire à leur point de vue, à leur vie, leur quotidien.
Ils peuvent aussi parfois penser que prendre des coups n'est pas si grave et ainsi minimiser le comportement violent de leurs parents et les conséquences que cela peut avoir sur eux, sur leur vie, sur leur point de vue et sur la manière dont ils se comporteront avec leur entourage et leurs propres enfants, qu'ils éduqueront certainement aussi dans la violence en continuant de penser que c'est une norme, que ce n'est pas si grave, que c'est une méthode qui de leur point de vue fonctionne pour se faire obéir et respecter (alors qu'il s'agit plus d'être craint que respecté).

Vous avez d'ailleurs très certainement déjà souvent entendu des gens dire des choses comme "moi j'ai pris des claques et j'en suis pas mort..." C'est un discours typique de celui ou celle qui minimise et normalise l'éducation par la violence.


II-Le réflexe conditionné par des éléments déclencheurs


Un exemple personnel que j'ai connu et même vécu,
Celui d'un coach sportif pour mon enfant qui disait souvent à ses élèves lorsqu'ils n'écoutaient pas ou faisaient des erreurs sur le terrain "vous me cassez les couilles!"
En soi, ce n'est pas très grave, mais ce n'est pas une façon de parler à des enfants. C'est donc un mauvais exemple. Et pourtant, un jour, lors de l'anniversaire de mon fils, lui et ses amis ont joué au foot. J'ai fait l'arbitre et devinez quoi. Lorsque les enfants se sont mis à jouer un peu n'importe comment et à contester une de mes décisions, j'ai dit "vous me cassez... (j'ai alors fait une pause, réalisant que j'allais dire une grossièreté) les pieds." J'ai rectifié au dernier moment, mais j'ai failli répéter cette phrase que le coach de mon fils répétait sans cesse en ma présence. Me retrouver dans une situation similaire à la sienne, à savoir encadrer des enfants durant une activité de football, a suffi à déclencher en moi le réflexe de faire la même chose. Alors que je savais que ce n'était pas une chose à dire.
Et pourtant, moi, j'avais 30ans à l'époque, j'étais déjà un adulte arrivé à maturité depuis longtemps et ce coach, je ne le voyais que de temps en temps quand j'assistais aux match ou aux entrainements de mon enfant. Alors imaginez un peu un enfant influençable, qui grandi en ayant et en vivant et subissant une mauvaise influence durant toute son enfance, à quel point ce dernier va être imprégné de cette exemple et a des chances de le reproduire en réagissant tout bêtement comme on le lui a appris et même si il a conscience que cette façon de faire est mauvaise. Tout comme moi, j'avais conscience que de dire des gros mots aux enfants était mal, l'enfant a de très fortes chances d'être conditionné à reproduire quand même le mauvais exemple qu'il a eu, comme moi j'ai failli répéter la vulgarité du coach.

Cette phrase que j'ai failli avoir eu le réflexe de sortir après l'avoir entendu plusieurs fois. C'était en quelque sorte un réflexe conditionné, comme un chien qui s'assoit quand on lui dit assis et qu'on lui ait montré le geste qu'il fallait faire à l'entente de ce mot. Le chien s'assoit par réflexe suite à un élément déclencheur qui est le mot "assis". Les chiens ne comprennent pas le langage humain, ils prennent juste l'habitude de réagir d'une certaine façon par rapport à l'élément déclencheur. La situation des enfants footballeurs dissipés à déclencher en moi la réaction de dire une vulgarité, comme le mot assis déclenche chez le chien la réaction de s'assoir.
Ce genre de réflexe conditionné, cette réaction programmée peut se retrouver chez des gens qui ont été frappés par leurs parents au moindre écart de conduite et qui développent ainsi le même type de réflexe de frapper leurs propres enfants. Ce qui fait que, une parole insolente de la part de leur enfant, un verre renversé accidentellement, peut devenir chez certains un élément déclencheur pour les frapper par réflexe. Et cela peut arriver, même si le parent, sait qu'il ne faut pas frapper ses enfants et qui s'efforce ne pas le faire. Ce genre de réflexe est parfois très difficile à perdre, surtout si son origine remonte à l'enfance et que l'enfant a été conditionné pendant de nombreuses années.



III-Ceux qui normalisent


Pour ce qui est des gens qui normalisent, eux trouveront cela légitime de frapper leurs enfants, en prenant exemple et en se restreignant sur ce qu'ils ont vécu. Beaucoup donc le font par accoutumance ou parce qu'ils ont toujours vécu ainsi.

Un individu qui a eu une vie épanouissante et qui perd tout, peut sombrer dans la déprime et le désespoir. Ou alors reprendre espoir de retrouver un jour cette vie épanouissante. Mais si de son point de vue (qui ne dépend pas que de lui, mais aussi des circonstances), cela n'arrivera jamais. Il ne pourra plus jamais vivre comme avant, il ne récupérera jamais ce qui lui permettait de vivre dans la joie et la prospérité. Il aura un point de vue très négatif de sa vie et son avenir.

Tandis que l'individu qui a vécu dans une constante pauvreté, qui n'a jamais rien eu et a toujours dû se contenter de peu, n'aura pas le même point de vue, car il n'éprouvera pas une sensation de manque comme l'individu qui avait beaucoup de choses, mais qui a pratiquement tout perdu.
En bref, il s'agit du point de vue, sur ce qui est normal ou pas. La normalité est subjective, car chacun a son propre point de vue sur ce qui est normal ou pas.

On peut donc aussi évoquer les délinquants voir les criminels.
Un individu ayant grandi dans la violence, dans un quartier difficile, avec des parents devant avoir recours à la violence pour se faire respecter des voisins nuisibles, irrespectueux voir délinquants et criminels aura un point de vue différent sur les gens et il développera une façon d'interagir avec ses prochains tout aussi différent qu'un enfant qui aura grandi dans un quartier de bon voisinage avec des gens bien élevés et des parents attentionnés et bienveillants.
Un individu de ce genre peut donc avoir grandi en se mettant dans la tête qu'il faut attaquer et être violent pour vivre, voir pour survivre dans une société qui à ses yeux est hostile et qui cherche à lui nuire. Il peut tout comme l'enfant battu, développer le réflexe de frapper, d'insulter à la moindre contrariété, car il pensera que c'est le seul moyen de se faire respecter. Sûrement aussi que ce genre d'individu confondra respect et crainte. Certains ne font pas la différence ou de leur point de vue considèrent que si l'on n'est pas craint, alors on est alors faible et on devient la cible des plus forts pour finir opprimé, racketté, persécuté, battu voir parfois violé etc... En bref, ces individus considèrent normal, de leurs points de vue, de vivre dans la violence et d'y répondre par la violence. Même sans parler de réflexe conditionné, qui peuvent surgir chez un ancien individu violent, qui tente de se ranger et de vivre une vie plus paisible, d'autres individus baseront leur point de vue sur une normalité comme quoi il est normal de se faire respecter par la violence.

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