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H.1.3-Le manque de recul de certaines victimes de maltraitance sexuelle

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Ce dossier est le même que le numéro 51 dans la section du chemin de la sagesse et de l'harmonie


Savoir prendre du recul est essentiel quand on débat ou quand on étudie l'être humain.
Il est important en effet de garder à l'esprit que chaque individu est différent et que chacun a sa propre façon de voir les choses et de réagir. Un individu lambda ne peut en aucun cas se substituer à d'autres individus et exprimer à leurs places ce qu'ils sont censés ressentir, aimer, détester, préférer et comment ils sont censés voir les choses et réagir.


Les victimes de violences sexuelles, exemples parmi tant d'autres, ont souvent du mal à faire la part des choses entre leurs vécus et la réalité. C'est d'ailleurs ce qui empêche certaines d'entre elles de reprendre le cour de leurs vies.
Certaines par exemples, ont souvent peur d'être agressées de nouveau, elles n'osent parfois plus sortir de chez elles car elles voient le danger partout. Dans certains cas, elles se méfient même de tous les hommes qu'elles assimilent tous à leurs agresseurs. Leurs perceptions de la réalité a été falsifiée par une mauvaise expérience sur laquelle elles se focalisent et sur laquelle elles ramènent tous les hommes, toute la société et tout leur point de vue.


Il s'agit d'un comportement dysfonctionnel qui se met en place afin de les préserver du danger afin que l'expérience traumatisante ne se reproduise pas. Tout comme parfois un cavalier qui est tombé de son cheval et qui a eu vraiment très peur car il aurait pu finir paralysé ou chuter dans un ravin. Après ce genre d'expérience marquant, le cavalier pourrait ne plus vouloir remonter en selle, surtout si il a eu mal, si il s'est cassé une jambe ou autres. Cela est douloureux et la douleur est un signal volontairement désagréable que le corps nous envoie pour nous avertir du danger et nous dire de ne pas recommencer. Donc logiquement la victime d'accident de cheval pourra se dire "ne remonte plus à cheval". Car sa logique sera la suivante : Cheval = chute et chute = danger de souffrir ou de finir paralyser. Donc cheval = danger.
Mais c'est pourquoi aussi ce genre d'individu risque de manquer de recul vis à vis du sujet dont il a été victime et personnellement impliqué et qui l'a surtout choqué au point de réagir éventuellement de manière disproportionnée.
En effet, si on prend un exemple encore plus extrême, ce serait un individu qui a été renversé par une voiture en traversant la route et qui n'ose plus retraverser la moindre route, car il aura développé comme pour le cavalier, la logique de "traverser les routes = danger". Ce n'est pas pour autant qu'il faille interdire toute personne de traverser une route. Mais la victime bouleversée par son accident, risque de manquer de recul et de s'angoisser et paniquer devant la moindre situation qui lui rappelle la fois où elle a frôlé la mort. Elle éprouvera le besoin de se préserver du danger que représentent les routes de son point de vue qui a été bouleversé par l'évènement qui a failli lui coûter la vie.


C'est pourquoi une victime de viol ou d'attouchement sexuel (moins grave, mais traumatisant aussi) risque de réagir avec agressivité quand on évoquera les victimes de maltraitance sexuelle. Elle se sentira non seulement concernée, mais aussi attaquée si on évoque des réactions de victimes qui ne correspondent pas aux siennes. Pourtant on insistera bien que chacun réagit suivant son point de vue donc chaque victime a sa façon de réagir.
-Si certaines oublient souvent partiellement, car une part inconsciente d'elles mêmes se souviennent et réagissent de manière particulière vis à vis de certains stimuli qui leur rappellent (parfois inconsciemment) leur expérience traumatisante.
-D'autres se pareront à la prochaine agression (car elles s'imaginent que ça va forcément se reproduire) en développant une certaine paranoïa. D'autres militeront contre les maltraitances sexuelles.
-D'autres auront besoin que l'on reconnaisse leurs souffrances, c'est pourquoi elles réagiront agressivement quand on parlera d'un cas de victime qui ne souffre pas comme elles ont souffert.
Elles pensent alors être incomprises, voire que l'on minimise leurs souffrances. Ce qui est faux. Ce n'est pas parce qu'on évoque des victimes qui souffrent moins ou qui se remettent de leurs traumatismes (et heureusement que ça existe quand même), que l'on considère que c'est facile pour toutes les victimes et que toutes souffrent au même niveau et de la même façon.


Le problème, c'est que certaines victimes vont beaucoup trop loin. On a beau leur expliquer que le but est de tenir compte de plusieurs cas de figure, de plusieurs types de maltraitances, de plusieurs façons de souffrir et de réagir et non de négliger leurs cas personnels, certaines continuent de réagir avec agressivité et à exiger que l'on ne tienne compte que de leurs cas personnels et leurs ressentis à elles, en allant jusqu'à interdire aux autres victimes d'exister.


Elles ont tendance à être sur la défensive et réagir avec agressivité quand on évoque par exemple des cas de victimes qui ont ressenti du plaisir lors des abus sexuels.
En effet, aussi choquant que cela puisse paraître surtout lors des abus doux, où l'abuseur s'arrange pour obtenir le consentement de sa jeune victime, cette dernière peut ressentir du plaisir lors des contacts voire des pénétrations. Mais si le corps de la victime réagit positivement, cela ne veut pas dire que l'esprit lui agit positivement aussi. Si la victime n'était pas prête psychologiquement, elle ressentira alors du plaisir mais aussi de la confusion voire du dégoût. Ce qui donne souvent des victimes désorientées qui ne se rendent pas forcément compte qu'elles sont victimes (puisqu'elles y ont pris du plaisir et qu'elles ont dit oui) et qui pourtant se sentent mal et deviennent parfois instables émotionnellement, car elles n'ont pas pu se développer à leurs rythmes.

Quand on évoque ce genre de victimes, les victimes d'agressions sexuelle réagissent souvent avec hargne et refusent la possibilité que ce genre de victime puisse exister. Un détail important, c'est qu'un abus sexuel sur enfant consiste à manipuler l'enfant et obtenir en douceur son consentement, d'où le fait que l'on parle d'abus (de confiance) sexuel et pas d'agression sexuelle qui consiste à employer la force et la contrainte.
Les conséquences et les traumatismes diffèrent souvent suivant si l'enfant est victime de l'un ou l'autre.
C'est pourquoi, il est important donc, lorsque l'on débat des traumatismes, que chacun prenne du recul. Que les victimes par exemple, si elles participent au débat ou à l'étude, comprennent que ce n'est pas parce qu'on évoque un cas de victime d'abus sexuel par exemple qui ne leur correspond pas, qui est différent de leurs cas à elles, que l'on en oublie les cas d'agressions sexuelles.

Il est certes très difficile de faire preuve d'objectivité sur un sujet qui nous concerne et il est impossible de l'être parfaitement, car encore une fois, nous avons tous un point de vue différent des autres. Même si le sage fait de son mieux pour élargir son point de vue, il ne peut voir qu'à travers ses propres yeux. Une tierce personne qui observe le sage verra donc des choses que le sage ne verra pas et ne peut pas voir.
C'est pourquoi le sage cherche à partager ses idées et écoute tout ceux qui ont un avis constructif et objectif. Mais le sage refuse ceux qui ramène tout à leur vécu. Il comprend qu'une victime de violence souffre et qu'elle ait besoin que sa souffrance soit reconnue. Le sage, lorsqu'il cherche à comprendre pourquoi et comment les victimes souffrent, est prêt à écouter et entendre ce que les victimes ont à dire. Mais il n'accepte pas pour autant que les victimes rejettent l'existence des autres et cherchent à faire taire les autres victimes ou autres individus qui ont des choses aussi à dire et qui ont aussi besoin d'être reconnus. Le sage ne considère pas que la souffrance donne aux victimes le droit de faire souffrir d'autres victimes, en affirmant qu'elles n'existent pas parce qu'elles veulent que l'on ne parle que d'elles.
Après tout, un malade du SIDA a-t-il le droit d'interdire aux cancéreux de s'exprimer et d'être soignés sous prétexte qu'il veut que l'on ne se focalise que sur son cas à lui et que sur sa maladie à lui. Ce n'est pas parce qu'on fait des recherches sur le cancer, que l'on en oublie les maladie atteints du sida. Tout comme ce n'est pas parce que parle des victimes d'abus sexuels, que l'on en oublie les victimes d'agressions.

Le sage sait se montrer indulgents envers les gens qui souffrent, mais n'hésitera pas à dire à ces derniers que ce n'est pas parce qu'ils souffrent que ça leur donne tous les droits et sûrement pas de perturber l'harmonie entre les êtres en leur manquant de respectt et que ce n'est pas parce qu'elles ont vécu des choses difficiles et traumatisantes que l'on doit dire amen à tous leurs propos.
Le sage sait d'ailleurs que ce n'est de lui rendre service que de dire à une victime d'agression par exemple, qu'elle a raison lorsqu'elle dit que tous les hommes sont des violeurs. Le sage ne profite pas de la vulnérabilité d'une victime, ni de personnes d'autres, pour répandre des mensonges, surtout si les mensonges en question n'auront pour conséquences que d'attiser la paranoïa et donc le traumatisme de la victime (au lieu de les résorber) et de la pousser à mépriser voire persécuter des gens innocents et donc de perturber d'avantage l'équilibre entre les êtres. Personne n'y gagne, et sûrement pas la victime qui souffrira davantage et s'inventera une réalité alternative où elle se sentira menacée en permanence, ce qui l'empêchera de vivre en paix, non seulement avec elle même, mais aussi avec les autres. Donc non seulement la victime souffrira encore plus, mais elle fera souffrir les autres et fera payer à des innocents des crimes dont ils ne sont en rien responsables.

Même si l'intention peut être bonne, comme de dire à une victime ce qu'elle a besoin d'entendre. Si une victime considère que tous les hommes sont responsables de son malheur, son interlocuteur, ou interlocutrice plutôt, peut rentrer dans son jeu pour lui faire plaisir en lui disant qu'elle a raison pour la soulager ou pour éviter de l'énerver ou pour éviter de la contrarier alors qu'elle est déjà en état de choc. Mais le sage qui cherche le chemin de la sagesse et de l'harmonie, ne s'invente pas une réalité alternative pour faire plaisir à ses concitoyens. Il ne les induit donc pas en erreur et réfléchit aux conséquences de ses dires et ses actes. Il réalise que les victimes, ayant subi un fort traumatisme, ont des chances d'être perturbées et instables émotionnellement et que pour échapper à la douleur, elles auront tendance à s'échapper dans une fausse vision de la réalité afin de la déformer et de mieux s'y sentir en sécurité.

Aussi paradoxale que cela puisse paraître, de nombreuses victimes se sentiront davantage en sécurité en considérant tous les hommes comme dangereux et indignes de confiance. Car il leur suffira alors d'éviter tous rapports avec les hommes afin de se sentir en sécurité. Tandis que si elles font l'effort de refaire confiance aux hommes, elles s'exposeront alors au risque d'être maltraitées à nouveau. Une victime qui a choisi de ne plus faire confiance aux hommes en a parfaitement le droit me direz vous. Oui, c'est vrai. C'est un choix qui se respecte. D'ailleurs certaines victimes de ce genre peuvent très bien se rendre compte qu'elles ont tord de voir un danger en chaque individu de sexe masculin. Mais auront sciemment pris cette décision , en sachant pleinement qu'elles ne devraient pas généraliser le cas de leurs agresseurs, pour mieux se préserver ou tout simplement, parce qu'elles ne sont pas encore prête à refaire confiance aux hommes. Mais envisagent éventuellement un jour de reprendre une vie sentimentale et amoureuse avec un homme, le jour où elles s'en sentiront capables.

Mais certaines autres victimes, en plus de faire ce choix personnel qui ne concerne qu'elles, pour mieux se conforter dans cette vision faussée de la réalité et mieux se convaincre qu'elles ont raison, inciteront, voir exigeront des autres qu'elles fassent la même chose, qu'elles méprisent les hommes, les rejettent et les mettent tous dans le même panier pour ainsi tous les considérer comme des violeurs potentiels. Ce qu'un sage sur le chemin de l'harmonie n'acceptera pas.
Aussi compréhensible que cette réaction d'auto-défense puisse être suite à la souffrance de la victime de viol, le sage n'approuvera jamais un tel comportement. Il contestera toutes paroles et tout actes qui consistent à discriminer et rejeter qui que ce soit. Il n'en rejettera pas pour autant forcément leurs auteurs. Et donc ils ne contestera pas et ne remettra pas en cause la souffrance de celles et ceux qui en viennent à agir de la sorte. Le sage ne s'en prendra donc pas aux victimes qui en viennent à rejeter les autres pour se défendre, il ne leur reprochera pas de souffrir, ni d'être des victimes. La question n'est pas de savoir si la réaction est compréhensible ou excusable. Dans un cas comme dans l'autre, le résultat est le même : On fait souffrir et on discrimine des innocents. C'est pourquoi le sage n'hésitera pas à reprocher, à qui que ce soit, de mal agir à l'encontre de l'harmonie entre les êtres.

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