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46-"Cette blague n'est pas drôle!"

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1 46-"Cette blague n'est pas drôle!" le Dim 11 Fév - 20:17

Qu'est-ce qui est drôle ou qui ne l'est pas? A partir de quand une blague est-elle de mauvais goût? Une blague qui allie humour et méchanceté est-elle légitime?
Il y a tellement eu de polémique ces dernières années en ce qui concerne l'humour à la télévision, que cela amène le sage a parfois se poser certaines questions. La polémique en question est-elle justifiée ou les réactions ne sont-elles pas quelques peu disproportionnées?



I-L'affaire "Tex"



A l'heure où j'écris ce dossier, la plupart des gens sont au courant de l'affaire "Tex", l'animateur humoriste de télé qui présentait les z'amours.
Lors d'une émission télévisée, l'animateur a fait une blague particulièrement osée qui lui a valu d'être licencié du jour au lendemain de l'émission et même de la chaine où il travaillait depuis près de quinze ans.
La blague en question la voici :
"-Que dit-on à une femme qui a deux yeux au beurre noir?
-Rien, on vient de lui expliqué deux fois"

Et ce n'est qu'un exemple parmi plein d'autres. Mais le problème de cette blague est qu'elle légitime presque la maltraitance des femmes. Ou en tous cas, elle prend à la rigolade un grave problème de société. En prenant à la rigolade la maltraitance des femmes, on peut en venir à la banaliser au lieu de la prendre au sérieux. Pire même, cette blague sous-entend qu'il est normal de s'expliquer avec les femmes en les frappant.


II-Autres exemples de blagues sujettes à controverse


1) "-Pourquoi les hommes sifflent-ils bien?
-Parce qu'ils ont une cervelle d'oiseau"

2) "-Pourquoi les hommes appellent-ils leurs femmes, ma poule?
-Parce qu'elles ont une petite tête, un gros cul et qu'elles bouffent tout leur blé"

3) "-Pourquoi les blondes ne mangent-elles jamais de bananes?
-Parce qu'elles ne trouvent pas la fermeture éclair"

4) "-Qu'est-ce qu'une femme noire enceinte?
-Un kinder surprise."

5) "-Qu'est-ce qu'un somalien dans une prison?
-Un barreau de plus."

6) "-Un handicapé a été refusé au Macdonald. Pourquoi?
-Parce que son fauteuil roulant fait quick-quick"

7) "-Ta mère est tellement grosse que quand elle saute dans le grand canyon, elle reste coincée."

8) "-Ta mère est tellement pauvre qu'elle plonge dans les lacs pour voler le pain qu'on a jeté aux canards."

9) "-Les nains peuvent prendre leur bain dans un bol de soupe."

10) "-Malik et Moussa sont dans un camion, qui conduit?
-La police"


Alors qu'elles sont parmi ces blagues, celles qui sont drôles, celles qui sont méchantes, celles qui devraient être interdites?
Je dirais toutes et aucune à la fois. Elles sont toutes drôles si on sait les prendre au second degré et si on comprend que le but est de plaisanter, de caricaturer et non de faire de la discrimination. Mais elles peuvent aussi toutes être méchantes suivant le contexte et la façon dont on les sort.



III-Les blagues suivant leur contexte


En effet, si vous sortez une blague sur les nains entre amis, cela peut être perçu comme une plaisanterie. Si en revanche, vous allez voir un nain que vous ne connaissez pas, qui ne vous a rien fait et que vous lui balancez la blague, la plaisanterie deviendra une moquerie, voire du harcèlement et de la discrimination. Le nain qui n'a rien demandé se sentira attaqué car vous serez venu de vous même lui balancer cette moquerie sur sa taille. L'impact de la blague ne sera donc pas le même. Si vous fréquentez un nain et que vous faîtes une blague sur son nanisme, il peut le prendre à la légère avec du recule, mais peut se sentir offensé quand même, car la plupart des gens ayant un handicap ou une différence demandent à être traités comme les autres. Si en plus vous enchaînez plusieurs blagues d'affilées sur les nains. Cela risque de s'apparenter à un acharnement, de la moquerie et une incitation aux rejets. Surtout si vous citez le nain en question dans la blague. D'un autre point de vue, le nain peut comprendre que être traité comme tout le monde consiste aussi à rire de tout, de tous avec tout le monde. J'ai d'ailleurs connu un nain qui faisait de l'autodérision sur sa taille. C'est une façon pour lui de l'accepter et même de s'aimer tel qu'il est, voire éventuellement même de faire de son handicape une force au lieu d'une faiblesse.


Une blague sur les blondes par exemple, mettant en scène une femme blonde et sotte, est beaucoup moins offensante quand on dit qu'il s'agit simplement d'une blonde, et surtout si on précise que la blonde en question est bêbête et qu'on ne lui donne pas de nom.
Préciser que la blonde est niaise revient à dire que c'est le cas particulier d'une blonde qui est niaise et non dire qu'elles le sont toutes.

Tandis que si vous remplacez la blonde par Clémence par exemple, une fille blonde de votre entourage. La blague devient discriminante envers Clémence et il ne s'agit alors plus de rire de la niaiserie d'une blonde avec tout le monde, en partant du principe que ce n'est qu'une caricature à ne pas prendre au sérieux, mais de rire de Clémence et d'isoler cette dernière des autres en riant d'elle et surtout contre elle en en faisant un objet de moquerie.  




IV-Quelques principes de l'humour



Voici quelques principes cités par divers humoristes ou autres individus que j'ai relevés ayant pour but de poser les limites de l'humour et avec lesquels je suis plutôt d'accord :

1)-"Une blague est drôle et légitime à partir du moment où elle est drôle. Tout le monde en prend un peu pour son grade. Ce qui est illégitime sont les blagues seulement méchantes."

2)-"Le mieux est de rire de tout et de tout le monde, avec tout le monde."

3)-"Il faut rire avec les autres, pas contre les autres."

4)-"Si ça ne fait rire que toi, c'est que ce n'est pas drôle."


Et en effet, si la plaisanterie ne fait rire que soi même, mais agace voir blesse les autres, ce que ce n'est pas une chose à faire, car il s'agit d'un manque de respect. En revanche, si d'autres trouvent ça drôle, malgré l'humour noir ou une certaine vulgarité dans la plaisanterie, on peut commencer à y trouver une certaine légitimité. Et cela revient un peu au premier principe, une blague est légitime, dès qu'elle peut nous faire rire.

Les principes deux et trois se rejoignent aussi. Le deuxième affirme qu'on peut rire de tout avec tout le monde. Le troisième principe semble être complémentaire au deuxième, en déduisant qu'on peut rire tant que c'est avec les autres non contre les autres.


V-Les différents points de vue sur l'humour


Maintenant les limites de l'humour et des plaisanteries sont aussi acceptable ou tolérables suivant le point de vue que nous avons. On rappelle encore une fois, que nous agissons tous suivant le point de vue que nous avons. Quand on a suffisamment de recul, on peut comprendre que le but d'une blague sur les noirs n'est pas de discriminer, mais juste de rigoler.
Quand on est personnellement concerné, un noir peut se sentir offensé et avoir peur que la blague soit une incitation à le rejeter.

Surtout si le noir a déjà été victime de discrimination vis à vis de sa peau.

Certaines blagues peuvent dissimuler un grave problème de société et le banaliser au lieu de le prendre au sérieux. Tel que la blague 5), sur les somaliens.

Certains individus profitent de l'humour pour véhiculer du racisme, ou prendre les blagues au premier degré, parfois volontairement, car cela les arrange de prétexter l'humour pour mieux propager des incitations à la haine et au rejet.

Il y a une théorie aussi qui dit, notamment en ce qui concerne les enfants que :
"se moquer est une façon d'accepter ce qu'ils ne peuvent comprendre".
Sauf que si les moqueries sont systématiques et généralisées puis banalisées, au lieu d'être occasionnelles et discrètes, elles sont alors une acceptation du point de vue de l'enfant, car du coup, ils prennent à la rigolade le handicape d'une personne par exemple. Ce qui leur permet d'intégrer l'handicapé à leur vie au lieu d'en avoir peur ou de le rejeter. Mais l'handicapé en question se sentira au contraire incompris et rejeté, car il ne sera pas accepté en tant qu'individu mais sera réduit au stade d'objet juste bon à être ridiculisé.


Il n'y a donc pas que le contenu de la blague à prendre en compte pour juger de sa légitimité, mais aussi et même surtout la façon dont elle est racontée. Si le but est de rire de tout le monde avec tout le monde, ou si le but est de ridiculiser quelqu'un, de la blesser, de la rejeter. Une blague peut être sortie et racontée différemment et les conséquences ne seront pas les mêmes, ainsi que l'impact sur les individus qui peuvent éventuellement se sentir visés par la blague en question.


VI-Comment se dédouaner des responsabilités de nos blagues


Certaines blagues prétextent parfois l'humour pour propager des idées racistes. Comme la dixième blague au début de ce dossier qui je le rappelle était :
"-Malik et Moussa sont dans un camion, qui conduit?
-La police"


Pourtant même cette blague là, qui peut sembler méchante si on ne prend pas le recul nécessaire ou si on la prend au premier degré ou si on la raconte sciemment dans le but d'assimiler les étrangers maghrébens ou musulmans à des délinquants, peut ne pas être méprisante et être considérée juste comme une caricature, ou une autodérision ou même une dénonciation des préjugées sur les individus précités. Mais cela dépend encore une fois du contexte, de la façon dont on la raconte et du point de vue de ceux qui l'entendent.
Mais on répètera que cette blague peut véhiculer, parfois volontairement, une image raciste envers les arabes ou les noirs en faisant l'amalgame entre ces derniers et les délinquants voir les terroristes. Le mieux avec une blague comme celle là, c'est de rajouter précisément qu'il y a peut-être plus de délinquants chez les noirs et les arabes, mais qu'il ne faut en aucun cas discriminer ces derniers comme si ils étaient tous responsables des mauvais comportements de certains alors qu'ils n'ont pour seul tord que d'être noir ou arabe. Apporter une précision de ce genre, comme un avertissement sur les dangers du tabac inscrit sur les paquets de cigarettes... ou qu'il ne faut pas manger trop sucré, trop salé... ou que tel ou tel jeux ou films sont réservés à un certain âge... etc... cela peut dédouaner l'humoriste qui au bout du compte, explique bien que cette blague n'est pas à prendre au sérieux et que malgré la délinquance plus élevée chez les étrangers, on se doit de les respecter et de leur donner les mêmes droits et les mêmes interdits qu'à n'importe qui. En faisant cette précision, la blague n'est plus offensante envers les noirs et les arabes, mais devient au contraire une caricature et même une incitation à les respecter et à vivre en harmonie, malgré la crainte qu'ils peuvent inspirer à certains.  
Cette blague peut, suivant la façon et le contexte dont elle est racontée, être effectivement une façon de faire l'amalgame entre arabe et délinquant ou une façon de prendre en autodérision le cliché de l'arabe délinquant, voire une façon de tourner en ridicule cet amalgame. Encore une fois, cela dépend de la façon dont l'humoriste s'y prend mais aussi de la perception de l'auditeur qui entendra la blague et ne la prendra pas de la même façon suivant le point de vue qu'il a sur le racisme, sur les noirs, les musulmans, la société etc...

Si il est indiqué clairement que fumer tue sur les paquets de cigarettes, le fumeur qui a un cancer des poumons dû à son tabagisme, ne pourra pas faire un procès aux fabricants ou vendeurs de cigarettes, car il aura fumé en ayant été prévenu que c'était à ses risques et périls.
Pareil pour les vendeurs ou programmeurs de jeux vidéos, si on veut leur imputer l'instabilité émotionnelle des enfants dues à la violence des jeux vidéos. Alors qu'il est indiqué que les jeux en question sont réservés aux adultes.
On peut en déduire la même chose avec l'humoriste qui fait une blague controversée. Peut-on lui reprocher d'être raciste, si au moment de faire sa blague sur les noirs, il atteste bien que ce n'est pas à prendre au sérieux et que les noirs se doivent d'avoir les mêmes droits et les mêmes interdits que n'importe qui d'autres? Là dans ces cas là, l'humoriste ne sera plus responsable des comportements racistes de ceux et celles qui auront pris sa blague au premier degré et qui prétexteront une simple plaisanterie pour discriminer les noirs.


VII-La limite de l'humour est le respect d'autrui


Les blagues sur les gros d'ailleurs sont tellement exagérées que même les gros peuvent en rire facilement. Car personne n'est gros au point de rester coincé dans le grand canyon. Le recul est donc facile à prendre tant qu'on ne dit pas à un gros que c'est lui le gros dont on parle dans la blague. Encore une fois, si l'individu dont se moque du handicape ou de la différence dans la blague n'est plus anonyme, alors la blague peut devenir une attaque personnelle au lieu d'une banale plaisanterie.

Le problème est aussi de savoir qui décide des limites. De qui a-t-on le droit de se moquer, ou quelle catégorie d'individus? Peut-on rire de tout et de tous ou de rien ni personne? Y'a-t-il un juste milieu, si oui quel est-il?
Si on devait interdire les blagues visant ou qui semblent viser certains individus, disons les blondes par exemples, les gros ne vont-ils pas se sentir d'autant plus persécutés que l'on ait donné ce privilège aux blondes d'être épargnées par tous types de plaisanteries et pas eux? Autant interdire tout type de blague. Même les gags, genre télévisuels mettant en scène des individus malvoyants, tel que Mousse dans le manga Ranma 1/2. Ou atteints de surdité comme le professeur Tournesol dans Tintin. Ou encore ayant des troubles de la mémoire, comme la grand-mère Yetta dans la série "une nounou d'enfer". Tous ces personnages précités pourraient si on suit la logique, offenser les individus à lunettes, à appareil auditifs ou partiellement sourds, ou atteints d'Alzheimer. Et même les blagues de Toto pour enfants deviendraient et commencent même déjà à être évoqués.

Un sage lui répondra, que la limite, c'est le respect d'autrui. Mais justement, on en revient au même problème, une blague considérant que les hommes ont une cervelle d'oiseau, que les blondes sont stupides, que les noirs sont des délinquants, est techniquement irrespectueuse. Sauf si on précise bien que ce n'est pas à prendre au sérieux et que ce n'est qu'une caricature. Si ce n'est aussi que certains remarqueront, que c'est le propre de l'humour de ne pas être pris au sérieux. Donc à priori, il ne devrait pas y avoir besoin de préciser qu'une blague mettant en scène la sottise d'une blonde n'est pas à prendre au sérieux et n'est pas censé être la réalité.


VIII-L'humour suivant les moeurs et les actualités


Mais on en vient à un autre facteur à prendre en compte, et probablement le plus important de tous, les moeurs et les actualités.
De nos jours, tout le monde sait très bien que la couleur des cheveux d'une fille ne reflète en rien son intelligence ou sa bêtise. Une blague sur les blondes n'a donc à priori aucune mauvaise conséquence. Par contre, les noirs et les arabes sont fréquemment assimilés à des gens mal intégrés et irrespectueux. Mettre ce fait en avant à travers une blague peut donc accroître les craintes qu'inspirent les noirs et les arabes. Et dit crainte de quelqu'un, dit rejet de ce quelqu'un qui à nos yeux représente un danger.

Cette blague de deux arabes dans un camion de police, peut donc engendrer des conséquences dramatiques et nuisant à la paix et l'harmonie. Et c'est à partir de là que la légitimité d'une blague n'est plus. Quand elle a de mauvaises conséquences. Et surtout quand elle met en danger l'intégrité physique ou morale d'un individu au sein de la société et qu'elle perturbe l'harmonie entre les êtres. Tandis qu'une société, où l'on rigole de tout et de tout le monde, est en quelque sorte une société harmonieuse, car chacun est donc à égalité et libre de rire de chaque situation et chaque communauté, du moment que l'on n'en oublie pas la gravité éventuelle de la situation que l'on tourne en dérision. Telle la famine en Somalie.

Et tant qu'on rappelle que l'on se doit d'être respectueux les uns envers les autres, quelque soit la religion, la couleur de peau, l'origine, la taille, le sexe etc... de chaque individu.

On rappellera aussi donc qu'un sage exclura de son carnet de blague, toute attaque personnelle envers un individu particulier. Ce genre de blague se résume à ridiculiser une personne en particulier et à la rejeter et donc à menacer son intégrité au sein de la société qui ne verra en l'individu en question qu'une cible vulnérable aux harcèlements et aux insultes. Ce qui peut bien évidemment avoir des conséquences dramatiques, tels l'exclusion, la discrimination, le harcèlement, voir même la maltraitance morale et même physique. Car il arrive fréquemment que ce soit les personnes les plus vulnérables qui soient ciblées par les caïds, les voleurs, les délinquants, les racketteurs, les harceleurs et les violeurs. Si une personne se révèle vulnérable, les choses peuvent aller en empirant pour elle. De quelques moqueries, découleront ensuite des insultes, puis des coups, surtout si les persécuteurs comprennent qu'ils le peuvent. Et aussi si ils s'unissent dans la médisance et le harcèlement de la personne incapable de se défendre.


IX-L'humour pour dénoncer


L'humour peut être un prétexte aussi pour dénoncer un problème de société.
Le problème est aussi que chacun a sa propre vision de ce qui est représente un problème dans la société.
Par exemple, certains considèrent par exemple les noirs et les arabes comme un problème de société.
C'est pourquoi on rappelle que le sage ne considère pas ces derniers comme un problème, mais seulement le fait que certains étrangers aient plus de difficulté à s'intégrer et surtout à respecter les principes de liberté et d'égalité entre les êtres et que c'est cela qui doit être sanctionné et non le fait qu'ils soient musulmans, noir de peau ou café au lait etc...

Prenons l'exemple d'un sketch caricaturant la femme soumise par des musulmans fanatiques. Le but malgré l'humour noir et l'aspect dramatique de la situation, sera de rire mais aussi de dénoncer le fait que certains musulmans soient irrespectueux envers les femmes. A condition encore une fois de bien mettre l'accent sur le fait que cela ne concerne que certains musulmans, et non toute la communauté musulmane qui pour beaucoup ne cautionnent pas forcément du tout cette doctrine. Il s'agit de dénoncer donc le comportement de certains musulmans et non les musulmans eux-mêmes.

Certains diront que certains humoristes font alors des sketch à caractère homophobe, caricaturant l'homoparentalité et montrant que c'est mauvais pour les enfants d'avoir deux pères ou deux mères. Donc où est la limite de la dénonciation? Le sage répondra encore une fois que tant qu'il n'y a pas d'attaque personnelle envers toute les familles homoparentales, cela devrait être autorisé. Après tout, il existe des situations où la famille homoparentale fonctionne mal, alors pourquoi ne pas en parler, non pas pour interdire l'homoparentalité, mais pour comprendre pourquoi telle ou telle famille homoparentale est en difficulté et agir sur les causes. Si le sketch a pour but de s'en prendre personnellement à toutes les familles homoparentales et à tous les stigmatiser, le sage saura reconnaître que cela va trop loin, et que cela tourne non pas à l'humour, ni à la dénonciation de certains problèmes, mais à l'attaque personnelle et la généralisation. Ce qui peut entrainer un accroissement de l'homophobie. C'est pourquoi, il faudrait que la blague, le sketch ou autre, ne soit pas méchant, mais juste absurde.
Exemple :
-"Pourquoi les enfants de famille homoparentale sont souvent obèses?
-Parce que tous les jours, il a droit à deux goûters, car chacune de ses mamans veulent le lui préparer."

Il n'y a rien de méchant dans cette blague, surtout que ce n'est pas forcément vrai du tout. C'est même plutôt absurde. Et même si un enfant était vraiment dans cette situation, la solution serait très simple, chacune de ses mamans prépare son goûter un jour sur deux.
Tout comme les blagues sur les gros qui sont absurdes et que l'on ne peut donc pas prendre au sérieux.  
Ou la blague ou le sketch doit décrire un point particulier qui peut arriver et causer problème au sein de certaines familles homos au lieu de généraliser le problème à toutes les familles homoparentales.


Vous allez sans doute penser que j'avais dit que les blagues sur les blondes devaient être anonymes et qu'il ne fallait citer aucune blonde alors que maintenant je dis le contraire pour les sketch sur les musulmans et les homosexuels. Sauf que j'ai dit aussi que le mieux était de préciser quand même qu'ils s'agissaient de certains fanatiques musulmans, et non de tous les musulmans, afin que ces derniers qui sont respectueux des droits des femmes, ne se sentent pas offensés et que j'ai aussi dit qu'il est préférable de préciser lors des blagues sur les blondes, qu'il s'agit d'une blonde un peu bêbête. Afin, pareil, que les blondes comprennent qu'il s'agit d'un cas particulier et anonyme et non une généralisation de toutes les blondes. Surtout que le but d'une blague sur les blondes, n'est pas du tout de dénoncer la prétendue bêtise des blondes qui est totalement fictive, contrairement aux blagues sur les fanatiques religieux, qui peuvent être inspirés de la réalité.


Conclusion : Donc quelles sont les règles de l'humour


Il est bien difficile d'établir les limites de l'humour, de qui ou de quoi on peut ironiser ou se moquer.
D'une part, parce que chacun a son propre point de vue sur ce qui est drôle ou pas. Surtout si la personne se sent visée ou vit la situation dont on se moque au lieu de la prendre au sérieux.
Ensuite parce que les moeurs et les actualités font qu'il y a des sujets qui fâchent plus que d'autres, qui sont plus tabous que d'autres et qui sont donc susceptibles de déclencher plus de réactions hostiles que d'amuser.


Devant ce problème de polémique vis à vis de l'humour. Il y a à priori deux solutions :
-Soit on rigole de tout et de tous, et ainsi chacun peut ironiser de qui et de quoi il veut. Les hommes peuvent faire des blagues sur les femmes et les femmes peuvent faire des blagues sur les hommes par exemple. Ainsi ils sont à égalité.
-Soit on ne rigole plus de rien ni personne. Ainsi plus personne ne pourra être offensé par personne.

Un sage comprendra que l'on ne peut pas vivre en ne rigolant plus de rien, ni de personne.
Le rire est un médicament. Parfois dans la vie, c'est la seule arme qu'il nous reste.
Il cautionnera donc plutôt la première option, mais en établissant des règles qui permettront à chacun de rire comme il le désire, à condition que :


-L'humour ne doit pas servir de prétexte à véhiculer de la haine, du mépris et du manque de respect.
Ce qui ne veut pas dire que les blagues caricaturant certaines situations, certaines communautés ou autres devraient être interdites.
Juste qu'il faut préciser qu'il ne s'agit pas de les discriminer mais d'exagérer et extrémiser de manière humoristiques certains aspects d'une situation ou d'une communauté en poussant jusqu'à l'improbabilité voire par l'absurde.
Pour éviter tout malentendu, le mieux est d'ajouter que l'on ne cautionne en rien le mépris, la discrimination et le traitement inégalitaire entre les êtres. Que la blague n'est que du divertissement et de la fiction. Qu'une société doit être est harmonieuse et que chacun doit avoir les mêmes droits et mêmes interdits. Ainsi l'auteur de la plaisanterie ne pourra plus être accusé de vouloir discriminer une quelconque communauté et aura bien marqué le fait que sa blague ou son sketch n'est pas à prendre au sérieux et ne doit pas être intégré à la réalité. Tout comme les cascades d'un film d'action, ou les meurtres dans un film policiers, ne sont pas réels mais fictives et ne doivent donc pas être reproduites.
Ou alors, on peut les intégrer à la réalité, en précisant que cela est inspiré de certains faits réels, tout comme certains films le sont aussi. Mais dans le but de dénoncer des préjugés ou des stéréotypes ou des clichés racistes, toujours en rappelant que chaque individu a les mêmes droits et mêmes interdits que chacun.

-L'humour ne doit pas nous détourner des graves problèmes sociétaux sérieux en les banalisant.
Ce qui ne vaut pas dire non plus qu'il faille les interdire.

Mais rappeler par exemple que les maltraitances des femmes ou la famine en Somalie sont des problèmes graves concernant de nombreux individus dont la vie est menacée. En faire des blagues, voir des sketch ne dispensent pas en même temps de rappeler la gravité de ces situations, voir même de promouvoir des associations d'aide aux victimes. Si le public est détendu après avoir rigolé. Ils seront éventuellement de bonne humeur et plus enclins à faire des dons aux associations d'aides et de charité.

-L'humour ne doit donc pas, que ce soit envers une situation ou une personne, devenir une moquerie et surtout une attaque personnelle visant à isoler une personne. C'est pourquoi, il vaut mieux ne jamais citer un nom particulier dans une blague, afin que chacun garde son anonymat, ne se sente pas visé particulièrement, que la blague ou le sketch soit plus objectif et accessible à un large public. Sauf éventuellement quand le but est de caricaturer les mauvais agissements d'une personne mais même dans ce cas, il vaut mieux ne pas la citer, afin de ne pas entrer dans son jeu et le jeu du "tu me manques de respect, je te manque de respect". En effet, on rappelle que le manque de respect, ne doit pas entrainer le manque de respect. Pas plus que la violence ne doit entrainer la violence. Le mieux est donc de dénoncer le comportement inadapté à la vie en harmonie et non la personne elle-même. Comme on l'a expliqué dans un autre dossier. Quand Christine Boutin tient des propos homophobes, il ne faut pas riposter par le fait qu'elle soit mariée à son cousin. Car cela n'invalide pas ses propos, il faut s'en prendre à ce qu'elle dit et non à sa personne.

-Il en va de même pour les dénonciations sous forme d'humour. Les dénonciations, qu'elles soient humoristiques ou pas, ne doivent pas entraver les libertés d'autrui et nuire à la paix et l'harmonie entre les êtres.  Il faut donc dénoncer ce qui menace la paix et l'harmonie entre les êtres, ou les conditions de vie ou situations difficiles de certains individus vivant dans un contexte peu favorable à leur épanouissement, à leur bonheur, leur santé etc...

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